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les salariés du VAFC dans l’attente

Le président Jean-Raymond Legrand a réuni les salariés présents au siège du club, ce mardi matin, comme il l’avait fait la semaine dernière. Pour leur confirmer ce que la plupart d’entre eux avaient compris dès la veille : principal acteur du financement des PME régionales, la Finorpa n’est pas allée au bout des intentions affichées par la Région d’apporter un million d’euros, et l’espoir qui avait pris corps avec l’arrivée d’un investisseur parisien (et l’engagement de l’agglo) s’est subitement étiolé. Sauvé dimanche, le VAFC est bien de nouveau au bord du précipice.

« Dans l’attente » depuis des semaines, les petites mains du club, les « administratifs », ceux qui font tourner la machine à l’année, même quand les joueurs sont en vacances, ont pris un nouveau coup sur la calebasse. Conscients que la plupart d’entre eux ne passeront pas l’été – même en Ligue 2, VA serait contraint de dégraisser dans de larges proportions – ils n’ont jamais perdu de vue l’intérêt supérieur de l’entreprise. « Ce qui compte, c’est de sauver le club », insiste Régis Vercruysse, directeur des services généraux, frappé par « la dignité assez impressionnante » dont font preuve les salariés : « On était tous prêts à accueillir à bras ouverts une nouvelle direction ; elle aurait fait ses choix, nous les aurions respectés. »

Loin de l’ambiance délétère qui a pu être dépeinte, un de ses collègues témoigne d’une solidarité sans faille. Dans les bureaux, en cette période de flottement où même la campagne d’abonnements n’a pu être lancée, on s’occupe comme on peut, « on s’entraide, on essaie de se changer les idées ». Surtout ne pas se laisser intoxiquer par les rumeurs dont bruisse la ville : « Quand tu te balades à Valenciennes, tu entends tout et n’importe quoi, il faut essayer de prendre du recul par rapport à ça. » Après des semaines de stress à se demander de quoi demain sera fait, la fin de l’histoire ? Arrivé au club en même temps qu’Antoine Kombouaré, l’intendant, Mathieu Boidin, ne peut encore s’y résoudre : « On fait confiance aux gens qui travaillent. » Frédéric Zago, directeur du centre de formation, s’accroche à la sagesse proverbiale : « Tant qu’il y a de la vie, il y a de l‘espoir. »

http://www.lavoixdunord.fr/region/football-les-salaries-du-vafc-dans-l-attente-ia27b36956n2216495

Tag(s) : #Valenciennes

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